Leçon du sommelier : les règles pour reconnaître un bon vin

Leçon du sommelier : les règles pour reconnaître un bon vin

Choisir le bon verre
Première étape ? Choisir le bon verre : le verre à vin classique permet de conserver les parfums à sentir pour reconnaître ce que les experts appellent le “bouquet”, ou l’ensemble de ses arômes.

Versez le vin et laissez-le reposer
Le vin a besoin d’être exposé à l’air pour s’oxyder après avoir été fermé pendant une longue période dans la bouteille. Une fois versé, il faut le laisser reposer pendant au moins 5 minutes pour le savourer dans tout son corps, sans compromettre son goût original.

Observer la couleur
L’œil veut sa part, même en termes de vins. L’observation de la couleur permet d’identifier le millésime. Un exemple ? Les reflets violacés dans les rouges et les reflets verts dans les blancs indiquent la jeunesse d’un vin. Un rouge dans une teinte terne et un blanc tendant au jaunâtre indiquent plutôt la maturité.

Utilisez votre odorat
Pour évaluer l’intensité du parfum du vin, rapprocher le verre du nez afin d’assimiler son odeur la plus pure. Le sens de l’odorat est le sens qui permet d’identifier tout défaut, tel que celui du bouchon.

Retournez le vin dans le verre
Ensuite, une fois que l’odeur la plus intense et la plus originale du vin a été inhalée, le verre est tourné pour libérer son bouquet grâce à l’aération : un vin jeune a des arômes simples et légers, un vin mature a des arômes plus complexes qui vont du floral au piquant, et parfois changent si on le laisse quelques minutes dans son verre. Mais ce n’est pas tout. Le mouvement rotatif du verre permet également de reconnaître la teneur en alcool de la boisson. Pour identifier la teneur en alcool, observez la vitesse à laquelle le vin s’écoule contre les parois : s’il a tendance à adhérer aux arches formant le verre sur les parois internes du verre – appelées “larmes” – cela signifie qu’il a une teneur élevée en alcool et en sucre.

Sirops
Les sensations du palais sont les plus complexes et doivent concerner toute la bouche. Une fois siroté, assurez-vous que le vin coule sur le bout de la langue, sur les côtés et des deux côtés de la bouche, devant et derrière. En plus de la température, on peut ainsi reconnaître avec les yeux fermés le corps du vin, l’astringence des tanins des vins rouges, la présence de bulles et la chaleur transmise par l’alcool.

Évaluer la persistance et l’arrière-goût
Après avoir avalé le vin, vous pouvez évaluer la persistance de la saveur – c’est-à-dire la durée pendant laquelle vous ressentez les mêmes sensations en bouche ressenties pendant la dégustation – et l’arrière-goût, ce qu’on appelle le goût final. Un vin avec une persistance limitée à quelques secondes est un vin simple, un vin important laisse sa marque pendant environ 15 secondes. L’arrière-goût est la sensation ultime liée au goût, qui peut être plus ou moins agréable.